Testée chez 74 patients souffrant d’un cancer du poumon non à petites cellules de stade avancé, une nouvelle approche thérapeutique semble faire ses preuves : elle augmente significativement l’espérance de vie des malades. Cette approche se fonde sur l’utilisation d’un « vaccin » qui va stimuler les défenses immunitaires des malades de manière à ce qu’elles s’attaquent aux cellules tumorales.
Le vaccin a été administré aux patients en association avec la chimiothérapie actuellement utilisée dans le traitement des cancers du poumon non à petites cellules de stade avancé. L’efficacité de ce protocole a été évaluée en la comparant à celle de la chimiothérapie administrée seule.
Il est apparu que le vaccin permettait de freiner la maladie, augmentant la « survie sans progression » des patients ainsi que leur survie globale. Chez les patients présentant la meilleure réponse au vaccin, l’espérance de vie après ce traitement a atteint 23,3 mois, contre 12,5 mois chez les patients recevant seulement la chimiothérapie de référence. Par ailleurs, le vaccin semble être bien toléré par les malades.
Ces bons résultats devront être confirmés au cours de nouveaux essais, portant sur un plus grand nombre de patients, avant qu’il soit envisageable d’utiliser ce vaccin dans la pratique clinique courante.
E. Quoix et coll. « The Lancet », édition en ligne avancée du 22 octobre 2011
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Dernière mise à jour : 07-11-2011