Des chercheurs américains ont identifié trois gènes, nommés MEN-1, DAXX et ATRX, dont les mutations seraient liées à une forme moins agressive de tumeurs neuroendocrines du pancréas. Les patients présentant ces mutations ont une espérance de vie deux fois plus longue.
Les chercheurs ont déchiffré le code génétique de tumeurs du pancréas de 68 patients. Ceux dont les tumeurs possèdent des mutations dans les gènes MEN-1, DAXX et ATRX ont vécu au moins 10 ans après le diagnostic, soit deux fois plus longtemps que les patients dont les tumeurs n’ont pas ces mutations.
La mutation la plus courante, celle dans MEN-1, un gène déjà lié à d’autres cancers, se produit dans 44 % des cas. Les mutations dans DAXX et ATRX ont été retrouvées, respectivement, dans 25 % et 17,6 % des tumeurs. Ces gènes sont associés à un cancer pour la première fois.
Par ailleurs, 14 % des tumeurs étudiées avaient des mutations dans le gène mTOR, intervenant dans différents processus cellulaires. Comme des inhibiteurs de cette voie métabolique sont déjà disponibles, les patients porteurs de ces mutations pourraient en bénéficier.
Grâce à cette nouvelle approche génétique du cancer, le patient pourrait être dirigé vers une thérapie plus personnelle et mieux adaptée à sa maladie.
« Science Express »
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Crédit photo : IstockPhoto
Dernière mise à jour : 21-03-2011