Les travaux d’une équipe de chercheurs américains pourraient conduire à une avancée considérable dans la lutte contre les cancers du pancréas : David Wong et ses collaborateurs ont peut-être découvert un moyen de détecter ce cancer suffisamment tôt pour qu’il soit possible d’améliorer sa prise en charge.
Le cancer du pancréas est un cancer de très mauvais pronostic : la maladie reste longtemps asymptomatique, conduisant à des diagnostics particulièrement tardifs, à des stades où il devient difficile de proposer des traitements curatifs efficaces. En conséquence, l’espérance de vie des patients cinq ans après le diagnostic est inférieure à 5 %. La mise au point de tests de détection précoce de la maladie pourrait permettre de changer la donne.
C’est précisément l’espoir qu’offrent aujourd’hui les travaux dirigés par David Wong : en étudiant les molécules présentes dans la salive de personnes atteintes d’un cancer du pancréas, d’autres pathologies pancréatiques non cancéreuses ou en bonne santé, les chercheurs ont identifié des molécules dont la présence est associée au cancer.
Leurs résultats indiquent qu’un test très facile à mettre en œuvre, se fondant sur l’analyse d’un échantillon de salive, permettrait de repérer un cancer du pancréas à un stade précoce dans 9 cas sur 10.
Toutefois, cette étude ne porte que sur un petit nombre de malades. Avant d’envisager l’utilisation de ce type de test pour dépister les patients à risque, il faudra donc attendre que son efficacité ait été validée sur un plus grand groupe de sujets.
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Pour en savoir plus sur le cancer du pancréas
Dernière mise à jour : 05-03-2010