Les personnes qui prennent de faibles doses d’aspirine (75 mg) plus de quatre fois par semaine et depuis au moins un an, voient leur risque de développer un cancer du côlon significativement diminué. Telle est la conclusion d’une étude conduite sur une cohorte de plus de 5 000 personnes dont près de la moitié étaient atteints par la maladie.
En étudiant rétrospectivement les comportements et les habitudes des participants, les scientifiques ont recherché ceux qui pouvaient influencer le risque de cancer du côlon. Comme dans de nombreuses autres études, ils ont mis en évidence l’existence d’un lien entre la prise régulière d’aspirine et une diminution du risque. Les chercheurs sont en outre parvenus à évaluer la dose minimale d’aspirine requise pour observer cet effet protecteur : 75 mg par prise, au moins quatre fois par semaine. Cette dose d’aspirine est semblable à celle prescrite dans le cadre de la prise en charge d’un risque cardiovasculaire. L’effet protecteur vis-à-vis du cancer augmente avec la durée du traitement, mais il s’observe déjà chez les personnes qui l’ont suivi pendant un an.
Si ces résultats présentent un intérêt évident en termes de santé publique et individuelle, il n’est absolument pas question de recommander à tous la prise régulière d’aspirine, même à faible dose : comme tous les médicaments, l’aspirine possède des effets secondaires qui peuvent être dangereux. Des études complémentaires devront être menées afin de définir s’il existe des sous-groupes de la population pour lesquels les bénéfices « prévention-cancer » associés à une prise régulière de faibles doses d’aspirine sont supérieurs aux dangers qu’elle peut induire.
« Gut » 16 septembre 2010
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Dernière mise à jour : 27-09-2010