Toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans doivent bénéficier d’un frottis cervico-utérin tous les trois ans. Telle est la principale recommandation de la Haute autorité de Santé (HAS) qui vient d’évaluer les différentes stratégies de dépistage du cancer du col de l’utérus existantes. Pour atteindre cet objectif, la HAS estime que la mise en place d’un dispositif de dépistage organisé est nécessaire : il permettra de réduire les inégalités sociales et régionales d’accès à l’examen. Il permettra en outre de garantir un dépistage de qualité.
Chaque année en France, 3 000 femmes sont touchées par un cancer du col de l’utérus, principalement autour de l’âge de 40 ans, et un millier en décède. Pourtant, il existe un examen simple et indolore qui permet de détecter les prémices de la maladie et de la guérir presque à coup sûr : le fameux « frottis ». Cet examen consiste en un prélèvement de cellules du col utérin qui sont analysées au microscope. Il permet de mettre en évidence l’existence de lésions précancéreuses ou cancéreuses de stade précoce, faciles à prendre en charge. Ainsi, un frottis peut vous sauver la vie.
A l’heure actuelle, dans la majorité des régions françaises, le dépistage du cancer du col de l’utérus n’est pas organisé et se fait à titre individuel. On estime que 50 % des femmes ne le pratiquent jamais ou pas assez souvent. Pour la HAS, seule la mise en place d’un dispositif organisé peut conduire à une augmentation significative de la proportion de femmes dépistée tous les trois ans.
Un tel dispositif pourrait notamment s’appuyer sur les médecins traitants, les gynécologues et les sages-femmes qui joueraient un rôle important dans l’information des patientes et l’incitation au dépistage. Il serait renforcé par l’envoi d’un courrier personnalisé aux femmes qui n’ont pas réalisé de frottis depuis trois ans.
En marge de ces recommandations, la HAS insiste sur le fait que le dépistage par frottis et la vaccination contre les papillomavirus sont deux stratégies de prévention des cancers du col de l’utérus qui se complètent : la vaccination ne dispense pas du frottis car elle ne protège pas contre 100 % des virus impliqués dans le développement des cancers du col utérin.
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