Les femmes qui ont été traitées pour une lésion précancéreuse du col de l’utérus doivent faire l’objet d’une surveillance particulière, y compris à long terme : une étude américaine indique en effet que ces femmes ont plus de risque que les autres de développer une nouvelle lésion précancéreuse ou un cancer du col utérin.
Joy Melnikow et ses collègues de l’université de Californie sont arrivés à cette conclusion en comparant les données de santé relatives à plus de 37 000 patientes qui avaient déjà été traitées pour une lésion précancéreuse du col (ou « dysplasie ») et celles d’environ 71 000 femmes témoins.
Cette analyse a montré que l’incidence de nouvelles anomalies cancéreuses ou précancéreuses du col de l’utérus est six fois plus importante chez les femmes qui ont déjà été traitées pour ce type de problème. Ce sur-risque pourrait persister jusqu’à 20 ans après le traitement des premières lésions découvertes.
Ainsi, si toutes les femmes doivent régulièrement faire pratiquer un frottis de dépistage, cet examen serait d’autant plus important pour celles qui ont déjà présenté des anomalies.
Melnikow et coll., « J. Natl Cancer Inst », 2009, vol. 101, pp. 721-728
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Dernière mise à jour : 25-05-2009