Huit sous-types de papillomavirus seraient responsables à eux seuls de la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus. Telles sont les conclusions d’une étude internationale se fondant sur l’analyse de près de 10 600 échantillons de tumeurs provenant de 38 pays répartis partout dans le monde.
Il existe au moins 118 sous-types de papillomavirus, dont douze sont considérés comme cancérigènes. L’étude dont il est aujourd’hui question montre que ces douze sous-types de virus n’ont pas tous autant d’importance dans le développement des cancers du col : quatre d’entre eux joueraient un rôle mineur et trois d’entre eux un rôle majeur. Les trois sous-types les plus souvent impliqués dans la genèse de ces cancers sont le HPV-16 (61 % des cas), le HPV-18 (10 %) et le HPV-45 (6 %). Viennent ensuite les sous-types 33, 31, 52, 58, 35.
Les deux vaccins permettant de prévenir les infections à papillomavirus qui sont actuellement disponibles protègent notamment contre les sous-types16 et 18. L’un d’entre eux protège également, de manière indirecte (par réaction croisée), contre le sous-type 45.
« Lancet Oncology »
Pour en savoir plus sur les virus responsables de cancer
Photo : Frottis du col utérin. A gauche, des cellules saines. A droite des cellules précancéreuses infectées par le papillomavirus humain. (DR)
Dernière mise à jour : 29-10-2010