Au sein d’une tumeur, toutes les cellules ne sont pas forcément identiques. Dans le cas des glioblastomes, ces tumeurs cérébrales de mauvais pronostic, ce phénomène explique le manque d’efficacité des traitements classiques.
La prise en charge des glioblastomes repose actuellement sur la chirurgie, suivie d’une radiothérapie associée à une chimiothérapie. La chirurgie ne peut suffire car il est impossible de retirer la totalité d’une tumeur cérébrale de haut grade : le chirurgien peut extraire le « cœur » de la tumeur, mais il restera toujours des cellules tumorales infiltrées dans les tissus cérébraux sains adjacents. Ces cellules sont sources de récidives de la maladie. La radiothérapie et la chimiothérapie visent à les éliminer. Malheureusement, ces approches sont loin de fonctionner chez tous les patients.
Afin d’en savoir plus sur ces cellules tumorales résiduelles, une équipe de recherche allemande a étudié des prélèvements réalisés chez 33 patients atteints de glioblastomes. Chez ces patients, en plus du cœur de la tumeur, les chirurgiens ont retiré des échantillons de tissus sains localisés à proximité immédiate de la lésion cancéreuse.
A partir de ces échantillons, les chercheurs ont réussi à isoler des cellules tumorales résiduelles. Il est alors apparu que ces cellules sont différentes des cellules du cœur de la tumeur : elles sont plus mobiles, elles n’expriment pas les mêmes biomarqueurs et elles réagissent différemment aux radiothérapies et aux chimiothérapies. Cela explique le manque d’efficacité de ces méthodes thérapeutiques.
Reste maintenant à découvrir comment détruire ces cellules tumorales résiduelles.
« Annals of Neurology », édition en ligne avancée
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Crédit photo : IstockPhoto
Dernière mise à jour : 28-04-2010