Depuis plusieurs années, un consortium regroupant de nombreux chercheurs s’attèle à une lourde tache : produire un « atlas » présentant l’ensemble du patrimoine génétique des cancers . Ce projet qui devrait aboutir à une meilleure connaissance de la maladie passe par le séquençage complet du génome de plusieurs centaines d’échantillons de tumeurs, pour chaque type de cancer. Aujourd’hui, un nouveau chapitre de cet atlas est disponible : celui concernant les cancers de l’ovaire. Les informations qu’il apporte pourraient faciliter le diagnostic de la maladie et orienter les choix thérapeutiques. De plus, elles ouvrent de nouvelles pistes pour la mise au point de traitements innovants.
Le patrimoine génétique des cancers de l’ovaire a été établi à partir de l’étude de près de 500 échantillons de tumeurs. Ce travail titanesque met en évidence l’existence de sous-groupes de la maladie, se distinguant par des caractéristiques génétiques particulières. Il révèle aussi l’implication quasi systématique de certaines mutations comme celles affectant un gène nommé p53.
De plus, cette étude génétique a permis d’établir des « signatures génétiques pronostiques », c’est-à-dire des caractéristiques moléculaires qui informent sur l’espérance de vie moyenne associée à une tumeur de l’ovaire particulière.
Enfin, elle a conduit à l’identification de plusieurs dizaines de cibles thérapeutiques potentielles, laissant espérer la mise au point de nouvelles stratégies pour la prise en charge de la maladie.
Pour en savoir plus sur les cancers des ovaires
Spellman et coll., « Nature », édition en ligne avancée du 30 juin 2011
Dernière mise à jour : 21-07-2011