Une étude épidémiologique américano-suédoise suggère que le dépistage du cancer de la prostate pourrait être simplifié grâce à un examen réalisé à l’âge de 60 ans : le résultat de cet examen permettrait en effet de distinguer les hommes à risque de ceux qui ne développeront vraisemblablement jamais de cancer prostatique symptomatique. Cet examen correspond tout simplement à une prise de sang visant à mesurer le taux de PSA, protéine synthétisée par la prostate et dont la quantité retrouvée dans le sang s’élève en cas de cancer.
L’étude en question se fonde sur le suivi de près de 1 200 hommes qui ont donné un échantillon de sang en 1981, alors qu’ils avaient 60 ans. Le suivi pratiqué depuis lors a permis d’établir une corrélation entre leur taux de PSA à cette date et le risque ultérieur de cancer, de métastase et de décès lié à ce cancer.
Les données obtenues indiquent qu’il existe une bonne corrélation entre le taux de PSA à 60 ans et le risque de cancer agressif et de décès associé. Mieux encore, elles permettent de définir un taux seuil en dessous duquel la probabilité de développer un cancer de la prostate symptomatique est quasi nulle.
Selon les auteurs de cette étude, les hommes appartenant à ce groupe peuvent être rassurés : même s’ils développaient la maladie plus tard dans leur vie, il y aurait vraiment très peu de risque qu’elle devienne gênante et encore moins de risque qu’elle mette en jeu leur pronostic vital. Au moins la moitié des hommes entreraient dans cette catégorie et pourraient donc être exemptés d’autres tests de dépistage. Pour les autres, un suivi à visée de dépistage pourrait être poursuivi, même si seule une minorité des hommes de ce second groupe développeront une maladie symptomatique à un moment de leur vie.
« British Medical Journal », édition en ligne du 15 septembre 2010
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Dernière mise à jour : 24-09-2010