En associant une chimiothérapie aux traitements standards des cancers de la prostate, il semble possible de réduire le risque de rechute des patients atteints d’une forme de la maladie encore localisée mais à haut risque de métastase. C’est ce que suggèrent les résultats d’un essai clinique français, conduit par le Pr Karim Fizazi (Institut Gustave Roussy, Villejuif). L’étude a porté sur un peu plus de 400 patients. Une partie d’entre eux a reçu le traitement de référence administré en cas de cancer prostatique localisé à haut risque métastatique (hormonothérapie et radiothérapie). Cette approche standard a été combinée à une chimiothérapie (docetaxel et estramustine) chez les autres.
Trois mois après le début du traitement, une réponse majeure se traduisant sur un taux de PSA très bas (inférieur ou égal à 0,2 ng/mL) a été observé chez 34 % des patients recevant la chimiothérapie. Une telle réponse n’est obtenue que chez 15 % des patients ne recevant que le traitement classique. Or, dans d’autres études, un tel abaissement du taux de PSA a été associé à un très faible risque de rechute.
L’étude n’a pas démarré depuis un temps suffisant pour qu’il soit possible d’affirmer que la chimiothérapie en question réduit réellement le risque métastatique de ces patients. Toutefois, ces résultats préliminaires sont très encourageants.
Résultats présentés le 6 juin 2011 lors du congrès de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO), à Chicago.
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Dernière mise à jour : 17-06-2011