Une étude américaine suggère qu’un test réalisé sur un échantillon d’urine pourrait compléter la panoplie d’examens déjà utilisés dans le dépistage des cancers de la prostate. Ce test vise à rechercher la présence d’un biomarqueur nommé PCA3 dans les urines des patients chez lesquels on suspecte une tumeur prostatique.
A l’heure actuelle, le dépistage du cancer de la prostate repose sur le toucher rectal et le dosage sanguin d’un autre biomarqueur, le PSA (Antigène Spécifique de la Prostate). La quantité de PSA retrouvée dans le sang d’un patient s’élève en cas de cancer de la prostate. Cependant, elle peut aussi s’élever dans d’autres situations, notamment en cas de maladies bénignes de la glande prostatique, telles que la prostatite ou l’hypertrophie bénigne.
Le biomarqueur PCA3 semble plus spécifique que le PSA : fortement exprimé par les cellules de prostate cancéreuses, il ne l’est pas en cas de maladie bénigne.
L’intérêt clinique de ce biomarqueur a été évalué chez un millier de patients qui devaient subir des biopsies de la prostate. Les résultats obtenus indiquent qu’il existe une très forte corrélation entre une élévation du niveau de PCA3 dans les urines et la présence d’un cancer de prostate : l’analyse des biopsies réalisées chez les 1 000 participants a en effet révélé un cancer chez 6 % de ceux qui avaient un PCA3 bas et chez 57 % de ceux qui montraient un PCA3 élevé.
Résultats communiqués le 8 mars 2010, au cours d’un congrès de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO).
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Dernière mise à jour : 17-03-2010