Une étude présentée lors du 50ème congrès annuel de l’American Society For Therapeutic Radiology and Oncology (ASTRO), qui s’est déroulé du 21 au 25 septembre 2008 à Boston (USA), montre que l’hormonothérapie pourrait avoir des effets secondaires négatifs sur la survie des patients traités, en plus de ceux actuellement connus du corps médical.
Que nous apprennent les données ? La mortalité des patients âgés de plus de 70 ans a augmenté de plus de 20 % lorsque le traitement par hormonothérapie a été administré avant la curiethérapie. Pour parvenir à de tels résultats, les chercheurs ont suivi pendant près de quinze ans (de 1991 à 2005), 1 709 hommes âgés d’au moins 70 ans et traités soit par hormonothérapie puis curiethérapie, soit uniquement par curiethérapie.
La curiethérapie vise à placer une source radioactive directement dans la prostate. De son côté, l’hormonothérapie est utilisée pour réduire la taille de la tumeur en diminuant l’action de la testostérone.
« Notre étude montre que chez des malades âgés de plus de 70 ans, intégrer l’hormonothérapie dans la stratégie thérapeutique produit probablement plus de mal que de bien » selon le Dr Amy Fox, principal instigateur de ces travaux, cité dans le communiqué de presse de l’ASTRO. Selon lui, « chez les patients âgés, les risques associés à l’hormonothérapie doivent être particulièrement étudiés par les médecins lors du choix de la stratégie thérapeutique ». De fait, compte tenu de la place importante occupée par l’hormonothérapie dans les solutions thérapeutiques actuelles, ces données paraissent essentielles.
Pour plus d’information sur les traitements contre le cancer de la prostate, l’Association pour la Recherche sur le Cancer vous propose de consulter en ligne, son dossier thématique.
“Mortality in Men Age 70 or more with Localized Prostate Cancer Treated with Brachytherapy with or without Neoadjuvant Hormonal Therapy”, Amy Fox, ASTRO, Boston, 2008.
Crédit photo : Garo/phanie
Dernière mise à jour : 01-10-2008