Dans leur étude préclinique, les chercheurs montrent que le fait de bloquer le gène SPINK1, fortement exprimé dans environ 10 % des cancers de la prostate, à l’aide d’un anticorps spécifique peut réduire la croissance de la tumeur de 60 %.
Ils ont aussi déterminé que la protéine codée par SPINK1 interagit avec le récepteur de surface EGFR et que le cetuximab (un anticorps qui bloque ce récepteur) peut ralentir de 40 % le développement des tumeurs de la prostate SPINK1-positives. En combinant les deux médicaments, les tumeurs sont 75 % plus petites. De précédentes études n’avaient montré d’effets bénéfiques du cetuximab que chez 8 % de patients avec un cancer de la prostate métastasé. Ces nouveaux travaux suggèrent que l’utilisation du cetuximab ne serait appropriée que chez les patients dont la tumeur est SPINK1-positive, un résultat à confirmer chez l’homme.
« Science Translational Medecine »
Pour en savoir sur le cancer de la prostate
Crédit photo : IstockPhoto