Une équipe de l’Institut des sciences médicales de New Delhi a peut-être découvert une alternative à la chirurgie pour les patients souffrant d’un carcinome basocellulaire : un patch radioactif qui irradie la tumeur de manière très locale.
Les carcinomes basocellulaires sont les plus fréquents des cancers de la peau. S’ils sont généralement de bon pronostic, il faut absolument les traiter car ils peuvent évoluer en maladie invasive. A l’heure actuelle, le traitement de référence est la chirurgie. La méthode est le plus souvent efficace mais, de part leur localisation, certaines tumeurs sont délicates à retirer. Par ailleurs, les cicatrices sont inévitables.
L’équipe indienne a développé une stratégie alternative se fondant sur l’utilisation de patchs radioactifs. Concrètement, les patchs sont préparés à façon, de manière à parfaitement épouser la tumeur du patient. Ils contiennent du phosphore 32, une molécule radioactive qui émet des rayonnements dont l’énergie est faible : les rayons vont agir sur la tumeur en contact avec le patch, mais ils ne vont pas pénétrer profondément dans les tissus du patient. Les patchs sont scellés sur les tumeurs pour trois heures. L’application est réalisée à trois reprises, à quelques jours d’intervalle.
La méthode a été évaluée chez huit patients. Trois mois après le traitement, les biopsies montrent qu’il ne reste plus aucune cellule maligne au site des tumeurs traitées. De plus, le traitement a été bien supporté par les patients et les cicatrices sont minimes.
Résultats présentés lors du congrès annuel de Société de médecine nucléaire (SNM), Toronto, juin 2009*
Crédit photo : Burger/Phanie
Dernière mise à jour : 03-07-2009