Les papillomavirus sont connus pour leur rôle dans le développement du cancer du col de l’utérus, mais aussi dans celui d’autres cancers de la sphère génitale et de la sphère ORL. Des travaux de recherche américains indiquent aujourd’hui que ces virus pourraient également être impliqués dans le développement de cancers de la peau.
Cette étude s’appuie sur l’analyse des données relatives à plus de 1 500 patients atteints d’un cancer de la peau autre qu’un mélanome, ainsi que sur celles relatives à environ 800 témoins exempts de cancer. La présence d’anticorps anti-papillomavirus a été recherchée dans le sang de l’ensemble des participants.
L’analyse des résultats obtenus indique qu’il existe une association entre la présence d’anticorps reconnaissant certains papillomavirus et un risque de cancer de la peau de type carcinome spinocellulaire.
Les sous-types de papillomavirus impliqués sont ceux du groupe bêta. Ce ne sont pas les même que ceux impliqués dans le risque de cancer du col de l’utérus. Le risque de cancer de la peau n’augmente qu’en présence d’au moins deux sous-types de virus du groupe bêta.
Pour les chercheurs à l’origine de cette étude, « compte tenu du fait que ces cancers de la peau sont répandus et en augmentation, nos résultats soulèvent la possibilité de réduire leur poids sanitaire et économique par une prévention ou un traitement des infections à papillomavirus ».
« British Medical Journal », édition en ligne du 9 juillet 2010
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Dernière mise à jour : 26-07-2010