Si l’obésité est un facteur de risque de cancer du côlon reconnu, les mécanismes liant obésité et cancer restent encore mal compris. Une étude internationale, conduite par des chercheurs américains et italiens, nous éclairent aujourd’hui sur les fondements de ce phénomène.
Les chercheurs ont en effet démontré qu’une hormone associée à l’obésité, la leptine, active les cellules souches de cancers colorectaux.
La leptine est une substance produite par les tissus adipeux. Elle agît sur le cerveau pour réguler l’appétit et l’équilibre énergétique de notre organisme. Cette hormone, dont la concentration plasmatique est souvent plus élevée chez les obèses, semble aussi favoriser le développement de cancer. La nouvelle étude indique que, dans le cas du cancer du côlon, elle le ferait en agissant sur les cellules souches cancéreuses : l’hormone va stimuler la croissance et la survie des cellules à l’origine des tumeurs colorectales. De plus l’étude indique que la leptine pourrait aussi favoriser leur résistance à certaines chimiothérapies.
Au regard de ces résultats, les chercheurs imaginent que des médicaments ciblant la leptine (ou plus vraisemblablement les récepteurs sur lesquels elle agît) pourraient apporter un bénéfice thérapeutique aux patients atteints d’un cancer colorectal, en particulier à ceux souffrant d’obésité.
« Endocrine-related cancer », édition en ligne avancée
Les liens entre leptine et cancer font l’objet de recherches scientifiques depuis près d’une décennie. Ainsi, depuis 2000, l’ARC a financé cinq projets sur cette thématique, pour un montant global de 173 720 euros.
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Crédit photo : iStockPhoto
Dernière mise à jour : 02-08-2010