C'est un petit garçon en pleine santé, né à terme. Pour sa maman, c'est aussi un petit miracle. A l'âge de 17 ans, la jeune femme a en effet été atteinte d'un cancer (tumeur du neurectoderme) associé des métastases thoraciques. Son traitement nécessitait l'administration de chimiothérapies qui allaient affecter sa fertilité. Les médecins lui ont alors proposé de prélever et de congeler un fragment d'un de ses ovaires avant le début du traitement.
Sept ans plus tard, la jeune femme manifestant le désir de concevoir un enfant et sa maladie étant guérie, les médecins ont procédé à une réimplantation de ce tissu ovarien. Au bout de trois mois et demi, le tissu est redevenu fonctionnel. Au bout de neuf mois, la patiente était enceinte.
La technique de l'autogreffe ovarienne reste une technique expérimentale puisqu'elle n'a pour l'instant conduit qu'à la naissance de treize enfants dans le monde. Toutefois, les médecins qui ont contribué à ce dernier succès pensent “ que la conservation de tissu ovarien devrait être proposée avant la chimiothérapie dans tous les cas pour lesquels une fécondation in vitro en urgence n'est pas possible ”.
La production d'embryons par fécondation in vitro est en effet actuellement la solution qui est la plus souvent proposée aux patientes en âge de procréer nécessitant un traitement qui va altérer leur fertilité. La technique consiste alors à leur prélever des ovocytes qui seront fécondés in vitro avec les spermatorzoïdes de leur conjoint. Les embryons obtenus seront congelés, puis implantés une fois la patiente guérie. Si cette technique est éprouvée, elle ne s'adresse pas à toutes les femmes : d'une part, la maladie peut contre-indiquer un protocole de stimulation ovarienne nécessaire au prélèvement d'ovocytes. D'autre part, la production d'embryons nécessite que la jeune femme ait un conjoint avec lequel elle envisage d'avoir un enfant.
Fertility and sterility, édition en ligne avancée
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