Vous êtes ici : Bienvenue sur le site de l'ARCActualités › Amiante : des recommandations pour le suivi post-professionnel

Outils

  • Flux RSS
  • Envoyer à un ami

Actualités


Amiante : des recommandations pour le suivi post-professionnel

Partager cette page sur les diffi�rents sites communautaires
La Haute autorité de santé vient de rendre public un rapport sur le suivi post-professionnel des travailleurs qui ont été exposés à l’amiante. Elle formule une série de recommandations visant à améliorer ce suivi.

Environ 25 % des hommes actuellement retraités ont été exposés à l’amiante au cours de leur vie professionnelle, mais seuls 10 % d’entre eux bénéficient d’un suivi médical post-professionnel spécifique. Pourtant, un tel dispositif existe en France depuis 1993.

Dans ce contexte, le Ministère de la santé a saisi la Haute autorité de santé (HAS) afin qu’elle fasse le point sur l’ensemble des connaissances relatives à la surveillance des pathologies respiratoires liées à l’amiante. Ces travaux ont conduit à l’élaboration d’une trentaine de recommandations visant à améliorer l’organisation du dépistage et du suivi des travailleurs qui ont été exposé à la fibre cancérigène.

Un des principaux défauts du dispositif de suivi post-professionnel actuel est la nature du sésame qui permet d’y rentrer : « l’attestation d’exposition », un document qui doit être cosigné par le médecin du travail et par l’employeur. Malheureusement, certains employeurs refusent de signer ce document. C’est la raison pour laquelle la HAS préconise une modification de l’organisation du système.

Selon cette recommandation, le repérage des travailleurs exposés passerait par une visite médicale de fin de carrière au cours de laquelle le médecin du travail délivrerait un relevé d’exposition, sans que la signature de l’employeur soit nécessaire. D’ici la mise en place de ce type de visite médicale, le repérage pourrait passer par un document d’information et un questionnaire d’exposition envoyés à tous les nouveaux retraités.

Concernant le suivi post-professionnel proprement dit, l’examen de dépistage référence est désormais le scanner thoracique. La HAS recommande qu’il soit proposé aux personnes qui ont été exposées à l’amiante de manière active et pendant plus d’an. Le dépistage ne devrait pas être pratiqué avant qu’une information complète sur ses inconvénients et ses risques ait été clairement délivrée. Il faut en effet savoir que, au regard des connaissances actuelles, ce dépistage n’apporte aucun bénéfice médical : il permet de détecter précocement des lésions, mais n’améliore pas pour autant leur prise en charge. Toutefois, ce dépistage apporte un bénéfice social. Il permet aux patients qui le souhaitent de connaître leur état de santé et de faire reconnaître et indemniser une éventuelle maladie professionnelle.

La HAS insiste donc sur la nécessité de mettre en place un dispositif d’accompagnement des personnes dépistées, tant sur le plan psychologique que lors des démarches administratives conduisant à la reconnaissance d’une maladie professionnelle.

La balle est maintenant dans le camp des pouvoirs publics dont le rôle sera d’intégrer l’ensemble de ces recommandations, peut-être à l’occasion de la réforme de la médecine du travail.

Lire le rapport de la HAS

Pour en savoir plus sur les cancers professionnels : notre nouvelle brochure

Crédit photo : iStockPhoto

Dernière mise à jour : 02-06-2010

 

Retour


Je reste informé(e) de l'actualité sur la recherche sur le cancer, sur mon Iphone !

Partagez, échangez sur votre espace

Association pour la Recherche sur le Cancer, reconnue d'utilité publique

  • Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON