Découvrir de nouvelles stratégies pour lutter contre le cancer, c’est bien. Savoir comment les utiliser pour obtenir les meilleurs résultats thérapeutiques et le minimum d’effets secondaires, c’est encore mieux. Pour atteindre ce second but, les essais cliniques visant à comparer l’efficacité de protocoles thérapeutiques sont indispensables. L’ARC l’a bien compris : l’Association cofinance régulièrement ce type de projets de recherche.
L’un d’entre eux vient de porter ses fruits et de faire l’objet d’une publication dans une prestigieuse revue médicale internationale*. Ce projet portait sur le traitement des cancers de la prostate localement avancé. La question était de savoir s’il était possible d’optimiser la durée d’administration de l’hormonothérapie (après une radiothérapie), de manière à améliorer la qualité de vie des patients. Concrètement, il s’agissait de comparer un traitement court (six mois) à un traitement long (trois ans). Conduire un tel essai était une démarche indispensable pour évaluer les bénéfices et les risques d’une hormonothérapie courte. Il s’avère qu’en termes de survie, les traitements longs donnent de meilleurs résultats que les traitements de six mois.
D’autres essais soutenus par l’ARC sont encore en cours. Parmi eux, citons l’essai METASYNC qui vise à déterminer quelle est la meilleure stratégie de traitement d’un cancer colorectal avec des métastases au niveau du foie. Vaut-il mieux retirer les métastases en même temps que la tumeur primaire ou vaut-il mieux attendre ? Pour l’instant, aucune étude scientifique n’a permis de trancher la question. L’essai METASYNC devrait permettre de combler ce manquement. L’ARC a investi 83 000 euros dans ce projet qui portera sur plus de 200 patients en cours de recrutement.
*M. Bola et coll., « The New England Journal of Medicine”, juin 2009, vol. 360, pp. 2516
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Dernière mise à jour : 29-06-2009