Le Dr Pierre Val travaille sur les cancers des glandes surrénales, des tumeurs rares, difficiles à diagnostiquer et de ce fait, de mauvais pronostic. La glande surrénale est un tissu situé au-dessus du rein et qui produit des hormones essentielles au bon fonctionnement de l’organisme. En l’absence de traitement approprié, les insuffisances de la surrénale (souvent d’origine génétique) sont mortelles. En effet, ces cancers ou tumeurs malignes sont très agressifs : seuls 20% des patients sont encore en vie 5 ans après le diagnostic.
Aujourd’hui, une des difficultés rencontrées par les médecins prenant en charge les patients est de diagnostiquer correctement les tumeurs afin de proposer un traitement adapté. Pour la recherche, l’enjeu est donc de progresser dans la compréhension des mécanismes qui en sont à l’origine.
Le Dr Pierre Val a reçu en 2007, le soutien de l’Association pour la Recherche sur le Cancer qui lui a attribué une subvention d’un montant de 50 000 euros sur une durée de 2 ans. Lors de l’assemblée générale de l’ARC, le 23 juin dernier, il a présenté aux adhérents et donateurs de l’association, l’avancée de ses recherches qui vise à identifier le rôle d’une protéine spécifique du corps humain, la béta-caténine, et à comprendre plus précisément comment les mutations de cette protéine interviennent dans le développement des cancers de la glande surrénale.
A l’occasion de cette présentation, il a aussi rappelé que, pour mener de tels travaux, le soutien apporté par l’ARC, grâce à ses donateurs, est essentiel : « Les financements publics que l’on reçoit ne permettent pas de mener ce type de recherche » a-t-il précisé. « Les cancers rares ont souvent été les ‘parents pauvres’ et le soutien de l’ARC est indispensable pour continuer à travailler sur ce type de cancer qui même s’il est rare est une catastrophe pour la famille qui le subit ».
Retrouvez en vidéo le témoignage du Dr Pierre Val.
Dernière mise à jour : 17-08-2009