Le cancer de la plèvre (ou mésothéliome) touche la fine membrane qui enveloppe les poumons. Dans 70 % des cas, cette maladie est liée à une exposition à l’amiante, principalement dans le cadre professionnel. Si le nombre de cancers de la plèvre est encore faible en France (environ 900 cas par an), il est amené à se multiplier dans les années à venir. On estime qu’il y aura 3 000 nouveaux cas par an dans les 10 prochaines années.
Le pronostic du cancer de la plèvre est extrêmement sombre : actuellement, la survie moyenne après le diagnostic est inférieure à 12 mois et le taux de survie à 5 ans est inférieur à 5 %. Ce ci s’explique notamment par le fait qu’il n’existe pas de traitement standard reconnu pour ce cancer. Il est crucial d’en découvrir un.
Aujourd’hui, une nouvelle piste de recherche est étudiée. Elle se fonde sur l’utilisation de virus capables de détruire les cellules cancéreuses.
Le Dr Marc Grégoire et ses collaborateurs vont tester l’efficacité antitumorale d’un virus actuellement utilisé pour vacciner contre la rougeole. La subvention attribuée par l’ARC s’élève à 50 000 € pour deux ans. Elle participera au financement des « frais de fonctionnement » du laboratoire, notamment à l’achat de produits et de petits matériels nécessaires à la réalisation des expériences. Cette aide permettra également de financer la production du virus étudié.
*Directeur de Recherche à l’INSERM, responsable de l’équipe « immunothérapie antitumorale » au sein du CRCNA à Nantes.
Crédit photo : NOAK/Le Bar Floréal/ARC
Dernière mise à jour : 25-02-2010