Jérôme Galon, Franck Pagès et leurs équipes* ont découvert un moyen d’évaluer le risque de récidive d’un cancer colorectal opéré à un stade précoce : rechercher la présence de cellules immunitaires dans l’environnement de la tumeur. Cette découverte pourrait en outre conduire à la mise au point de stratégies visant à stimuler le système immunitaire pour prévenir les rechutes.
Les chercheurs s’intéressent depuis plusieurs années à l’évolution du système immunitaire des patients atteints de cancer, au fur et à mesure de la progression de leur maladie.
Récemment, ils ont entrepris de rechercher la présence de cellules immunitaires à proximité des tumeurs de patients atteints par un cancer colorectal de stade I ou II. Ce travail les a conduit à découvrir que la forte présence de certaines cellules immunitaires est associée à une absence de risque de récidive et à une survie prolongée : à peine 5 % des patients montrant cette caractéristique ont vu leur cancer récidiver et 85 % ont survécu au moins 5 ans après la découverte de la maladie. En cas de faible densité de cellules au site de la tumeur, le risque de récidive passe à 75 % et la survie à 5 ans tombe à 27,5 %.
L’ARC a soutenu ces travaux en attribuant une subvention de 130 000 euros à l’équipe de Jérôme Galon. L’association a en outre financé la quatrième année de thèse de deux des membres de l’équipe, Amos Kirilovsky et Marie Tosolini.
Journal of Clinical Oncology”, édition en ligne avancée
*JG : Equipe Inserm U872 / Université Pierre et Marie Curie, Centre de recherche des Cordeliers, Paris. FP : Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP)
Crédit photo : iStockPhoto
Dernière mise à jour : 20-11-2009